L’Admirable silence d’une mere: avant-propos

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Thalictrum alpinum

Une odeur d’échec. Oui, c’était bien ça, une odeur d’échec se dégageait des feuillets d’écriture serrée qu’elle égrainait délicatement entre le pouce et l’index de sa main gauche, un à un, laissant glisser les couches épaisses de son encre témoin contre la douceur virginale des revers de pages. Dans son cahier à petits carreaux, l’histoire commençait toujours en se feuilletant par la fin.

Cette odeur, si familière. Elle n’était pas dissimilaire à celle, poussiéreuse, expurgée des livres anciens qui avaient, un temps, orné la bibliothèque classique de son défunt grand-père et face auxquels son humilité enfantine avait jadis conspiré à lui procurer un profond sentiment de défaite. Elle ne s’était jamais sentie à la hauteur de ce que l’écriture demandait d’effort de la part de l’aspirante lectrice qu’elle aurait pu être, n’eut-elle été vaincue à chaque nouvelle tentative d’exploration. Loin d’elle l’idée de considérer cette mémoire corporelle comme un rempart contre la paresse mielleuse dans laquelle son esprit s’était à présent englué, tour de passe-passe prodigieux d’une heureuse irrésolution du corps et de l’esprit. Ce cahier à petits carreaux, elle vint néanmoins à l’admettre, abritait, dans l’œil même du tumulte chaotique de ses pages noircies, le journal d’un échec. Oui, cette odeur poussiéreuse, c’était ça l’échec.

Chaque pièce isolée de son journal s’emboîtait l’une dans l’autre, dévoilant le tableau amorphe et sans qualité des trois années écoulées, lentement au fil des jours et pourtant si rapidement au crépuscule de leurs fins, un journal laborieux et cependant banal, ordinaire, qui venait à peine compléter les volumes manuscrits qu’elle s’était appliquée à remplir depuis près de quinze ans avec plus grand enthousiasme que véritable contenu. Que ce volume-ci fût le journal d’un échec, soit, mais qu’en était-il des volumes précédents ? Témoignage direct de causalité ou œuvre du hasard ? Non, décidément, rien ne l’empêchait de se demander si ce dernier volume venait à point pour lui révéler, à elle-même plutôt qu’aux autres, la vérité de sa vie.

Après tout, c’était aussi pour cela qu’elle tenait un journal, pour qu’au moment des questions les plus tenues elle pût, en toute quiétude et sans autre giratoire, trancher entre destin et hasard. Que la lectrice pardonne donc la naïveté de notre diariste. Et pourtant, ce journal, oui, celui-ci même, contenait un ergotage significatif puisque, s’il convenait qu’elle fût honnête envers elle-même dans l’accomplissement de ses écrits, notre diariste était bien rarement un arbitre de justice et de justesse. Oui, sans doute, tout journal était nécessairement, et jusqu’à un certain point, le journal d’un échec.

Dans ce cas précis, son auteure, bien qu’elle fît gré de son échec, était bien loin d’être une anti-héroïne, sans quoi nous aurions été en présence d’une narration, fut-elle personnelle, de l’anticonformisme, laquelle narration se serait alors avérée être l’expression masquée d’un succès plutôt que celle d’un flagrant échec. Tout en mettant en lumière les côtés sombres de la condition humaine, si toutefois une telle chose existait, ce dont tout journal s’efforçait bien de nier, l’anti-héroïne était avant tout un guide de confiance au travers duquel les limites de l’être se découpaient sur la surface affreuse du même. Il fallait en convenir, l’anti-héroïne avait le pouvoir de se sauver elle-même et, à l’image de cette salvation, finissait toujours par n’être qu’une vigoureuse réussite. L’anti-héroïne était une héroïne de comédie, ce que notre diariste n’était certainement pas.

Il ne s’agissait pas non plus d’un journal délibérément préoccupé par un échec qui, à longueur de journées et de pages, se serait avéré être un succès, alors qu’un apprentissage aurait petit à petit élevé un monument de justice aux cimes de la révélation ou que des leçons auraient été tirées, des destins altérés, des préjugés effacés, des vies sauvées. Non, afin de discerner plus finement les contours rugueux de cette matière brute qu’était ce travail d’archivage conçu au fil aléatoire d’une existence courte mais qui restait sienne, il ne s’agissait pas d’un journal ayant pour tâche inavouée de faire découvrir à son éventuelle lectrice, car notre diariste écrivait toujours pour une éventuelle lectrice, la beauté poétique, romanesque, voire tragique, de l’échec et de son insoupçonné potentiel. En fin de compte, il s’agissait peut-être moins d’un journal sur l’échec que d’un journal de l’échec : il était ce qu’il voulait exprimer.

Son auteure, en tant qu’elle était à la fois sujet et agent, savait apprécier combien ce journal témoignait de l’aspect unique de l’échec. Contrairement au succès, l’échec ne possédait aucune structure type qui pût être apparentée à une formule, une méthode ou un principe de réussite. C’était comme ça, il n’existait pas de formule de l’échec. Si le succès avait su être formalisé, l’échec, lui, restait amorphe et indéfini. Une fois de plus, il fallait en convenir, c’était un échec par lui-même. Alors que le succès était quantifiable, mesurable, calculable, l’échec était ou n’était pas, dans quel cas il n’était rien que l’autre du succès. Succès et échec appartenaient à des mondes différents que distinguait le langage. Il n’existait pas de succès cuisant ou d’échec glorieux, on ne subissait guère un succès, on n’était nullement couronné par un échec, et il était bien rare que le succès restât sans explication. L’un était justice, l’autre destin (on nourrissait tout simplement une aversion extrême contre l’idée que le succès pût être destin).

Lorsque ce n’étaient pas les déterminations sociales, économiques ou culturelles qui y pourvoyaient, l’explication assignée au succès louait le labeur ou, comble de toute explication, le talent et le génie. L’échec, quant à lui, pouvait très bien rester inexpliqué et inexplicable. On pouvait échouer malgré des conditions sociales, économiques ou culturelles favorables, malgré le labeur, et, comble de toutes choses inexplicables, malgré le talent et le génie. L’humilité face à l’échec restait d’autant plus grande que toutes les lois de la causation s’avéraient impuissantes, le hasard réconfortant là où le destin s’était trahi.

C’était clair, tout séparait le succès de l’échec. Notre diariste eut pu en être convaincue, encore eut-il fallu qu’elle sût le démontrer. Si la formalisation du succès le rendait impersonnel, et donc endossable par tous, l’indistinction de l’échec nécessitait un agent à la fois unique et singulier. Faillir au succès relevait, pour finir, d’un échec de l’individu et, comme seul l’individu pouvait crédulement faire amande honorable, c’était également ainsi qu’il pouvait s’en détacher. Le régime des valeurs qui habitait le succès et hantait l’échec interdisait tout simplement l’indistinction. Alors que le succès ne nécessitait aucune forme de justification, l’échec était marqué au fer rouge du malheur, de la honte et du dépit. La préférence radicale pour le succès ne faisait pas seulement de l’échec un interdit, elle faisait aussi du succès un préjugé arbitraire en sa faveur, oui, arbitraire car enfin qu’y avait-il donc de promesse dans le succès. Le succès était cette cage dorée, cette indifférence à l’avenir.

Le succès était pour les lâches, voilà qui était également clair. Si on cultivait une telle admiration pour ces athlètes victorieux, ces autres athlètes déchus savaient quant à eux atteindre, par leur échec, des sommets plus hauts encore, plus clairs, plus accomplis. Qu’y avait-il à apprendre de l’espoir ou de l’avenir dans le succès? La réussite  n’était-elle pas la fin, l’aboutissement, la mort de l’âme ? Le coquin succès n’était-il pas motivé par la peur de l’échec alors même qu’il poussait chacun à courir les bras tendus vers sa propre déchéance ? Les choses les plus fortes n’étaient-elles pas celles qui avaient livrées les plus durs combats et qu’y avait-il de plus difficile dans le combat que la défaite ? Ah oui, la victoire pouvait certes annuler toutes les peines, mais la défaite ne faisait que les alourdir.

Elle aussi, face à son journal, devait se demander si la vigueur de sa force aurait su se passer de l’ampleur des tempêtes qu’elle avait subit. Bien sûr, certains se gausseraient de tout cela et de dire qu’accepter l’échec était une preuve d’échec et rien d’autre, et que l’échec s’extrapolait moins en combat qu’en résignation. Mais ceux-là n’avaient pas fait face à assez de tempêtes pour pouvoir prétendre s’élever dans les airs sans prendre appui sur ces arbres rampant à terre et qui déjà se redressaient en renvoyant l’impudent à ses livres, seul endroit où il savait apprendre quelque chose, même futile.

Abstraction faite de ces distinctions quelque peu mythologiques entre succès et échec, ils avaient néanmoins ceci en commun qu’ils requéraient tous deux l’expérience du vivant et l’interprétation du conscient. Ils émergeaient d’un processus plutôt que d’un état de fait, n’en déplût à ceux qui s’obstinaient à parler de « perdant » et de « gagnant », lequel processus nécessitait l’exercice d’un jugement a fortiori. Somme toute, après la relecture pressée de son journal, notre diariste finit par conclure que succès et échec n’avaient rien de bien différents, exception faite de l’interprétation de leurs processus respectifs.

Il lui fallait rester de glace, elle n’en avait pas fini.

Il n’existait guère de doutes, ce journal, si clairvoyant fût-il aux yeux de son auteure, témoignait d’un échec d’une nature toute particulière, lié non pas à la conscience, ni au jugement, ni même à l’action, mais plutôt à la compréhension. Il témoignait d’un échec lié au sens. Une des pages finales de ce journal offrait le luxe d’une réflexion sur la recherche du bonheur comme quête existentielle. Il offrait aussi le luxe d’une réflexion sur le bonheur lui-même, oui, le bonheur comme d’une vie qui aurait eu un sens pour elle-même. Or, ce journal offrait à toute lectrice imaginaire une problématique bien ordinaire : comment donner un sens à sa vie tout en étant aux prises avec des problèmes de compréhension ? Pouvait-il y avoir échec là où il y avait incompréhension ? Donner un sens à sa vie, la belle affaire, il n’existait personne qui ne voulût l’accomplir. C’était pourquoi la question, la véritable question, était plutôt : comment savoir quel sens donner à sa vie alors que la vie avait cessé de faire sens. La véritable question n’était qu’un constat de fait.

La relecture de son journal lui démontrait qu’elle n’était convaincue de rien sauf de l’existence véritable de cette question. Et alors quoi, au juste ? Ses doigts parcouraient nerveusement la tranche épaisse du cahier à petits carreaux. L’échec équivalait-il vraiment à un renoncement ? Ce journal était la preuve de l’effort ininterrompu de son auteure, résignée, abattue et pourtant encore pleine du vain désir de poursuivre cette question dans le seul but de comprendre, de produire du sens et ceci jusqu’à ce que comprendre devînt une fin en soi. Chère lectrice, vous-même vous vous accorderiez avec cette auteure pour voir là une erreur de jugement plutôt qu’un échec, mais comment l’en convaincre ? Déjà elle cherchait à comprendre tout court et avait depuis longtemps cessé de vouloir comprendre quelque chose. Tout ou rien. Tout et rien. Chère lectrice, vous-même vous vous rendriez compte que l’échec dont il était question ici n’était que la simple perte de but dans la recherche de la compréhension, une erreur grossière où toute extension succombait à un vœu de pureté bientôt engouffré dans l’antre pyrrhonienne. Chère lectrice, vous-même pardonneriez notre diariste.

Au demeurant, vous en conviendriez également, l’échec n’était que très rarement autre chose. La compréhension, ce processus par lequel un décryptage des signes pouvait s’accomplir, restait étrangère à la connaissance. La confusion entre compréhension et connaissance était moins l’œuvre d’une conscience paresseuse qu’aurait cultivé notre diariste qu’un problème de temps. L’utilisation intempestive du verbe comprendre au passé, « j’ai compris », ne représentait que la difficulté à saisir l’instant de la compréhension. Le verbe comprendre au présent, « je comprends », s’avérait n’être qu’un mensonge de la langue car au moment même de son énonciation, l’instant de la compréhension s’était déjà transformée en connaissance. Quelle erreur que de vouloir substituer le passé à l’instant présent de la compréhension. Quelle erreur que de vouloir substituer le passé au présent. C’était toujours déjà trop tard. Comprendre n’aurait jamais du pouvoir se conjuguer au présent. Devant la félonie du temps, l’échec de chacun était l’échec de tous.

Elle plaça le cahier à petits carreaux dans une boîte en carton déjà encombrée de bloc-notes et autres classeurs, replia soigneusement les pants extérieurs, puis les scella solidement avant d’inscrire au marqueur noir l’adresse d’expédition – Haute-Savoie, France. L’échec serait un produit de l’histoire, là où le passé restait un pays bien différent. Son déménagement lui offrirait un moyen de réconciliation : il contenait en lui la promesse d’un mouvement dans le temps, d’un déplacement, d’un renouveau. Là-bas, ce serait peut-être mieux. L’échec n’était-il pas, lui aussi, tout comme la compréhension, quelque chose qui ne se déclinait qu’au passé ? « J’ai échoué » plutôt que « j’échoue », l’effet testamentaire d’une réflexion sur le passé. L’échec avait besoin de mémoire pour exister, mais il s’accrochait aussi aux espaces, aux autres, aux sensations, comme une cicatrice qui tournerait en plaie. L’histoire n’était pas toujours logique.

L’apprentissage de l’échec s’apparentait à l’apprentissage de la solitude. C’était une affaire personnelle. On ne trouvait ni manuel d’instruction, ni guide à l’usage des novices ou d’initiation à la dance. L’échec, tout comme la solitude, était la chose la mieux partagée et pourtant il ne s’apprenait pas, il se vivait. Le succès, au contraire, pouvait s’apprendre puisqu’il impliquait l’accomplissement d’un devoir émanant soit d’un choix soit d’une contrainte. Il s’imposait, si bien qu’on avait très rarement l’occasion d’avoir à justifier son succès. L’échec, par contre, … Bien sûr, rien n’obligeait au succès, mais il était cette chose vers laquelle tout tendait, tout simplement, si bien qu’il était difficile, voire impossible, de vouloir le contraire sans être mis au ban. Ne pas vouloir le succès, quelle folie ! Voilà qui était étrange, tout comme l’histoire, le succès n’était pas toujours logique, et tout comme l’histoire, il ne relevait que d’une croyance ferme, d’un consentement, d’une approbation, d’un assentiment.

Et pourtant l’échec avait des extensions que le succès n’avait pas. Il pouvait, par exemple, se décliner sous le couvert de récits bien distincts. Un premier récit impliquait un jugement de valeur concernant une action déjà accomplie et dont on avait évalué les efforts selon une grille de lecture externe à l’action. Il s’agissait d’une mise en compétition des particuliers contre une valeur étalon que les particuliers en question n’avaient pas eu l’opportunité de concevoir ou de critiquer par eux-mêmes. Il en était ainsi de l’échec scolaire. Ce premier récit faisait mine de vérité et était mis en exergue dans des cadres institutionnels, telle que l’école, mais aussi la prison, la famille ou le marché du travail. Il s’agissait alors soit de l’échec des particuliers par rapport à un projet de société, soit de l’échec d’un projet de société face à des particuliers ce qui, somme toute, revenait au même puisque dans tous les cas les particuliers finissaient par pâtir de l’échec, cette abstraction presque magique dont la formule assignait à sa victime l’ampleur de sa misère, un peu comme lors qu’on prenait sa mine de circonstance pour faire face à l’employer des Assedic. Ne pas chercher l’absolution en cas d’échec était une preuve de double échec. Chercher l’absolution mais ne pas l’obtenir était aussi une preuve de double échec. Il n’y avait pas de triple échec, ce qui était plutôt une bonne nouvelle. Là était la force de ce premier récit: l’échec était de l’ordre de la finitude, il était humain.

Un second récit impliquait une acceptation condescendante teintée d’un optimisme détaché. Sous couvert de l’échec lorgnait depuis le fond de son obscure boudoir la route glorieuse, mais laborieuse (et donc d’autant plus glorieuse), vers le succès. L’échec, s’était-on entendu dire, n’était jamais une mauvaise expérience puisque, l’éthique protestante et la sinécure catholique aidant, il y avait toujours quelque chose à en tirer. Après avoir conclu ces comptes d’apothicaire, l’échec finissait donc par  mener au succès et on pouvait même y ajouter un peu de grandeur et de noblesse en tournant cette ardoise d’épicerie en force de caractère. Face à l’échec, « rien de tel qu’un peu de changement », s’endentait-on dire lorsqu’on avait réussi à échapper à la version beaucoup plus détachée de l’espoir d’un nouveau commencement, la veille d’une nouvelle Jérusalem, ou l’imminente réalisation de l’utopie sur terre. L’échec pouvait nous porter aux cieux !

Un troisième récit était quant à lui moins joyeux et traduisait une sombre inévitabilité. Largement détaché de son agent par le biais de la nécessité, cet échec-là s’exprimait par la défaillance. Le foie, le cœur, le système immunitaire, le corps entier pouvait, sans qu’on pût en décider autrement, être sujet à la défaillance. Mais cet échec-là n’était que l’interprétation d’un effet, aussi ne pouvait-on guère parler d’un échec du foie ou d’un échec du cœur. Si les deux premiers récits étaient minutieusement, voire malicieusement, liés à la compréhension, ce dernier récit n’impliquait qu’un précédent succès. Il allait sans dire qu’un foie n’eut défailli qu’à condition qu’il fonctionnât pleinement en premier lieu. Il fallait par ailleurs prendre note du mot « défaillir ». Défaillir, c’était ôter quelque chose à une action déjà négative. Deux négations s’annulant, selon tout ordre de la logique, la défaillance du corps n’était pas un échec, elle n’était que l’autre de son succès. Une défaillance du cœur n’était pas grave, au pire on en mourrait, mais il n’y avait aucun mal de fait. Alors que dans le cas des deux premiers récits, aucun précédent succès n’était nécessaire (on pouvait très bien échouer un examen du baccalauréat sans en avoir jamais réussi par le passé). Le succès n’était alors pas une prérogative et la valeur relative contre laquelle l’échec se mesurait restait étrangère à l’agent. Pour finir, dans l’interprétation de l’échec, on ne comprenait guère plus que ce qu’on savait déjà, c’est-à-dire tout sauf nous-mêmes.

Mais peut-être restait-il un quatrième récit à composer. Si interpréter l’échec n’était rien d’autre que comprendre ce qu’on savait déjà, alors l’échec à la compréhension supposait qu’on se détournât délibérément de ce qu’on savait pour domestiquer un monde inconnu au travers d’un champ interprétatif posthume, unique, immuable. Ce quatrième récit impliquait la domination d’une impossibilité qu’on ignorait. L’auteure du journal en était arrivée là dans ses divagations mais n’avait su formuler de phrases assez cohérentes pour rouvrir son paquetage. Le colis devait partir demain matin au plus tard.

Chapitre 1 

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